Histoire Franc-Maçonnerie

L’histoire de la franc-maçonnerie moderne commence officiellement à Londres en 1717, par la réunion de quatre loges qui vont former la Grande Loge d’Angleterre. Bien entendu , cette date a été fixée par les historiens, car il en faut bien une, mais en réalité, rien que le fait que les quatre premières loges existaient déjà avant leur réunion en 1717, indique que la création de la Franc-maçonnerie est donc déjà antérieure à cette date.
 
La Franc-maçonnerie remonte à des temps plus anciens. Elle est vraisemblablement issue des loges des maçons « opératifs », bâtisseurs de cathédrales, qui peu à peu, acceptèrent dans leurs loges, des personnes qui n’étaient pas du « métier ». S’ouvre alors la période de la Franc-maçonnerie dite « spéculative », celle qui ne remue plus des matériaux, mais des idées.
 
Très vite, la franc-maçonnerie va s’étendre en France, dans les années 1726/1730, notamment au départ dans les ports de Bordeaux et Dunkerque. Elle se développe ensuite rapidement. Les ports étant un lieu d’échange de population par excellence.
 
Ainsi en 1772, on dénombre 41 loges à Paris, 169 en province, une vingtaine dans les « colonies » et 31 loges militaires.
 
La voie de la franc-maçonnerie fut ouverte aux femmes le 14 janvier 1882 avec l’initiation de Maria Deraismes par une loge de frères : « Les libres penseurs du Pecq » de la Grande Loge Symbolique Écossaise ». Elle sera ensuite à l’origine de la création de Droit Humain, première obédience mixte à l’origine.
 
A Brest, la franc-maçonnerie est certainement antérieure à 1745, car cette année-là, voit la création de la loge » L’Heureuse Rencontre » qui réunit là encore, plusieurs loges qui existaient déjà.
 
En 1783, se crée la loge « Les Élus de Sully », du nom d’un régiment d’artillerie qui deviendra ensuite « Les Amis de Sully », loge qui travaillera à Brest sans interruption, jusqu’à aujourd’hui encore (Jean Yves Guengant et son livre « Brest et la Franc-maçonnerie »).
 
Tout au long de leur histoire, les francs-maçons brestois seront restés fidèles aux idéaux maçonniques, qui prévoient pour ses membres, non seulement de s’améliorer soi même, mais surtout de travailler à l’extérieur du temple pour faire progresser l’homme et l’humanité.
 
De nombreux maires (24) de Brest furent francs-maçons. Mais les francs-maçons brestois ne s’engagèrent pas seulement en politique. On les retrouve à l’origine des premiers syndicats, des œuvres de jeunesse, des mouvements coopératifs, des patronages.
 
Aujourd’hui, toutes les obédiences sont présentes à Brest. Les femmes et les hommes qui travaillent dans les loges brestoises sont des membres actifs de la société au côté des autres organisations démocratiques et dans le respect des idées de chacun. Aujourd’hui les francs-maçons continuent de défendre, avec d’autres, les idéaux de notre république.
 
La GLMF à la même devise que la République Française : Liberté, Égalité, Fraternité

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